Photographie personne âgée en communication

Les appelant(e)s d’AU BOUT DU FIL spécifiquement formé(e)s, permettent d’entretenir un lien social important.
Grâce au téléphone, les objectifs sont d’apporter simplement de la présence, du soutien et faire en sorte que chacun retrouve pleinement du sens à son existence. Au fur et à mesure des communications reçues, le retour à une certaine sérénité va plus ou moins contribuer au déploiement d’énergies nouvelles.

Pictogramme association ABDF

L'association

Au bout du fil est une association loi 1901 sans but lucratif créée en avril 2007 à Paris. Elle est reconnue d'intérêt général par les services fiscaux. Sa vocation est de rompre l'isolement des personnes qui se sentent seul(e)s, en leur proposant de recevoir un appel téléphonique amical, chaleureux, une ou deux fois par semaine.

Chez Au bout du fil, c'est nous qui appelons pour favoriser une vie meilleure.

Pour lutter contre l’exclusion et la solitude, l’association a mis en place une idée toute simple : ce sont des appelant(e)s qui appellent au minimum une fois par semaine des hommes ou des femmes qui se sentent seuls et qui ont souhaité être régulièrement contacté(e)s, quel que soit leur âge ou leur dépendance.

Pour tous ceux et toutes celles qui n’osent pas appeler, n’osent pas déranger,

Pour tous ceux et toutes celles qui reçoivent peu de nouvelles de leur famille ou de leurs amis,

Pour tous ceux et toutes celles pour qui la solitude est quotidienne,

Pour tous ceux et toutes celles qui ont tellement envie de bavarder.

Avec près de 100.000 appels de réconfort amical et chaleureux donnés chaque année, Au bout du fil réactualise une évidence : s’attendre à recevoir un simple coup de fil transforme réellement le quotidien.

Pictogramme résulats

Les fondamentaux

Au bout du fil se donne pour mission d’offrir un espace de liberté de parole, de partage et d’échanges par téléphone, régulièrement. Toute personne prenant part à ce projet, adhère à ces principes.

Un service gratuit pour l'appelé(e), pris(e) en charge par une institution

Au bout du fil est un service accessible à tous, pris en charge par une institution locale ou nationale, telle une mairie, un conseil général ou une caisse de retraite. Il suffit d’être sincère, d'avoir envie de bavarder régulièrement et de respecter nos engagements.

Un échange confidentiel, un anonymat garanti

Nous ne connaissons que le prénom de celle ou celui avec qui nous parlons. Cette confidentialité ouvre un véritable espace de liberté de parole. L’appelé(e) nous transmet ses coordonnées complètes pour la prise en charge, son numéro de téléphone et ses préférences horaires. Nous garantissons à l’appelé(e), comme à l’appelant(e) que leurs coordonnées ne seront jamais communiquées ni à l’un ni à l’autre, ni à un tiers.

Un partenariat actif avec des relais

Le partenaire, c’est une institution de retraite, un département, une collectivité locale. En relation directe avec l’appelé(e), le partenaire est notre contact privilégié et nous entretenons ensemble des rapports de confiance.

Des appelant(e)s qui s’engagent

Les appelant(e)s sont exclusivement bénévoles. Ils, elles s’engagent à se former, à téléphoner régulièrement et à partager leurs expériences lors des groupes de discussion.

Un centre d’appels

Tous les échanges téléphoniques se font via un centre d’appels. Il automatise les processus en quasi-totalité et allège ainsi l’administration et les ressources humaines. Il garantit aussi l’anonymat des contacts et la confidentialité des échanges, deux principes fondateurs d’Au bout du fil.

Photographie personne âgée en communication

Au bout du fil se donne pour mission d’offrir un espace de liberté de parole, de partage et d’échanges par téléphone, régulièrement. Toute personne prenant part à ce projet, adhère à ces principes.

Pictogramme charte déontologique

La charte déontologique
Au bout du fil

Pour mettre en œuvre ces missions, la personne appelée, l’appelant(e) et l’association s’engagent à respecter ce pacte associatif :

Pour l’association

  • - accueillir la demande de toute personne souhaitant être appelée régulièrement,
  • - sélectionner chaque appelant(e) bénévole avec rigueur, le(la) former à l’écoute et lui apporter un cadre d’épanouissement,
  • - définir les rôles de chacun et organiser l’action de l’association,
  • - assurer l'anonymat de l’appelé(e) et de l’appelant(e) en ne diffusant en aucun cas les numéros de téléphone,
  • - garantir la confidentialité des conversations en ne communiquant que le prénom de chaque interlocuteur(trice),
  • - veiller à la qualité du contact : bienveillant et sans jugement,
  • - fournir un service pris en charge par une institution et gratuit pour l'appelé(e),
  • - assurer un suivi des appelé(e)s auprès des relais en cas d’urgence.

Pour l’appelant(e)

  • - donner une dizaine d'appels téléphoniques a minima chaque semaine,
  • - contacter régulièrement son(sa) référent(e) pour lui rendre compte de ses appels et de ses éventuelles difficultés,
  • - participer aux formations continues proposées par l’association et aux groupes de discussion, selon ses disponibilités,
  • - participer à la vie de l’association et aux groupes de travail pour y apporter ses compétences.

Pour l’appelé(e)

  • - disposer d’une ligne téléphonique fixe ou mobile,
  • - choisir le rythme d’appels qui lui convient : quel(s) jour(s) de la semaine et quelle(s) plage(s) horaire(s),
  • - échanger librement tout en restant respectueux de l’appelant(e),
  • - être libre d’arrêter ponctuellement ou définitivement quand il(elle) le souhaite, sans aucun engagement.
Photographie personne âgée souriante au téléphone portable

En effet, les offres habituelles reposent sur le principe de répondre à l’urgence. Les personnes en difficulté les appellent quand elles sont confrontées à une situation extrême. Pour ces personnes, cette action téléphonique est fondamentale. Mais pour toutes les autres, c’est le vide qu’Au bout du fil veut combler.

Pictogramme calendrier

Les origines et l'esprit

On se souvient, qu’en 2003 la canicule fit 15.000 morts, notamment parmi les personnes les plus isolées. La dégradation du lien social fut l'une des raisons majeures de la catastrophe et furent pointés du doigt : solitude affective, isolement extrême de nombreuses personnes et absence de solidarité entre citoyens.

Les années suivantes, la technologie couplant téléphonie et informatique, se développait de façon stupéfiante. Les performances téléphoniques apportent toujours plus de souplesse d’utilisation : quand on veut, comme on veut et où l’on veut, et à des coûts diminuant régulièrement. Néanmoins, malgré la croissance des contacts téléphoniques, paradoxalement l’isolement augmente.

2006 : L’esprit Au bout du fil

A l'initiative de Philippe Conérardy, ce sont cinq personnes fondatrices, déjà investies dans l’action sociale et la technologie qui se sont réunies pour utiliser cet outil relationnel performant et le mettre au service de la reconstruction du lien social. Le concept de parole partagée solidaire selon Au bout du fil voit le jour.

2007 : Naissance d’Au bout du fil

Une idée toute simple et novatrice, facilitée par les nouvelles technologies, est mise en œuvre depuis fin 2007 chez Au bout du fil : ce sont les appelant(e)s bénévoles qui contactent régulièrement les personnes isolées.

  • - Pour tous ceux et toutes celles pour qui chaque jour la solitude pèse un peu plus.
  • - Pour tous ceux et toutes celles qui n’osent pas appeler, manquent de confiance, n’osent pas déranger,
  • - Pour tous ceux et toutes celles qui reçoivent peu de nouvelles de leurs familles ou amis, pour quelles que raisons que ce soient :
  • Au bout du fil est conçu à l’inverse des services d’écoute habituels. C'est nous qui appelons.

Vidéo reportage ABDF sur Grand Angle
Vidéo reportage ABDF sur La chaîne du cœur
Vidéo reportage ABDF sur TF1
Pictogramme résulats

Nos principes pour
une vie meilleure

Pour mettre en œuvre ces missions, la personne appelée, l’appelant(e) et l’association s’engagent à respecter ce pacte associatif :

La régularité

Au bout du fil, c’est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre pleine d’assurance. La personne appelée se sent valorisée car on lui prête une réelle attention, vraie, authentique. La régularité et donc la familiarisation des appels, des voix, ont pour effet d’ancrer la confiance de part et d’autre, de ramener la sérénité, et de dissiper les angoisses. C’est aussi une attention toute particulière, constante, sur sa santé pour sa sécurité. Si les bénévoles dépistent un problème, leur rôle consiste en faire également un signalement à l'organisme tiers, et à en prévenir un proche de la personne appelée si celle-ci l'a souhaité.

La prise en charge du coût

Les personnes âgées, handicapées sont souvent financièrement dépendantes. La prise en charge des coûts par un tiers, leur offre un temps de parole cadeau. Leurs conditions financières ne les pénalisent pas. C’est très rassurant et cela libère la parole. Une écoute qui sera hautement fructueuse pour chacun des interlocuteurs.


L’anonymat et la confidentialité

L’assurance de cette confidentialité est aussi libératrice de l’expression : car oui je peux parler sans crainte d’être jugé(e), et sans prise de pouvoir de la part de mon interlocuteur(trice). C’est un espace protégé. En gardant les distances, nous équilibrons la relation, c’est une aide au quotidien pour éviter l’investissement émotionnel. Seuls les prénoms sont connus de part et d’autre, appelant(e)-appelé(e). Les appels ne sont jamais enregistrés, et ne sont mémorisés que la durée, le jour, l'heure et le prénom du(de la) bénévole. Les numéros de téléphone sont toujours codifiés.

La diversité des appels

Au bout du fil a mis en place un principe qui permet à chaque appelé(e) d’être en contact avec un groupe de personnes différentes. Au fur et à mesure, les voix deviennent familières. Cette diversité permet de faire partie d’un vrai réseau amical et chaleureux.

Porteur(s) de «nouveau», les appelé(e)s peuvent ainsi développer des relations individuelles avec des personnalités variées.