Témoignages de nos appelants
« Effectivement je me suis aperçu que l'association Au bout du fil répond à la demande que j'ai maintenant de donner aux autres un peu de chaleur et d'amitié et je pense que naturellement j'ai des aptitudes pour me mettre en empathie avec mes correspondants. Malgré tout j'ai l'impression de recevoir par ces échanges autant que je donne peut-être plus d'ailleurs, car dans mon quotidien j'ai peu l'occasion de vivre ce sentiment de l'altérité et je pense que depuis que je téléphone pour Au bout du fil, le regard que je porte sur les autres n'est plus le même. C'est donc une expérience humaine pour moi très enrichissante qui va au-delà du simple bénévolat. A moi de remercier l’association, à qui je souhaite croissance et prospérité ».
Alain - Paris.
« Chacun, selon ses contraintes de vie privée, peut moduler un maximum ses horaires : un tel qui travaille à horaires réguliers peut anticiper au maximum pour caler ses plages horaires, un autre qui travaille avec des changements d'emploi du temps impromptus peut modifier la veille, en consultant sur la grille les horaires les plus judicieux.
Pour ce qui me concerne, le système aléatoire me convient parfaitement : il m'arrive de retrouver des personnes avec lesquelles je me suis entretenue 15 jours ou 2 mois auparavant, ce système permet de ne jamais tomber dans la routine, et aussi, de ne pas sélectionner des appelés (certains sont d'un abord plus facile ou plus agréable, ils seraient vraisemblablement plus souvent "choisis"). Ces entretiens sont très enrichissants et je n'hésite pas à le dire en fin de conversation à ces "ancien(ne)s" qui se sentent souvent "inutiles".
Martine - Saint-Etienne
« Merci de m'avoir donné l'occasion d'entrer dans votre groupe. J'ai veillé à n'appeler qu'au hasard du choix et d'entretenir une conversation de vingt minutes environ. J'ai pu ainsi avoir un aperçu des personnes que vous appelez. Certaines sont des personnes âgées isolées, et je n'ai donc pas eu de surprises à leur contact. D'autres sont des personnes non voyantes et sont formidables, un vrai plaisir. Les personnes en institution sont plus difficiles, tout au moins celles que j'ai pu appeler. Nous gardons le contact pour se retrouver à la rentrée. A très bientôt ».
Jean Pierre – Bordeaux